Pourquoi pas les abysses?

 

LE GRAND PROJET DE L'IFREMER

Plongez dans les abysses avec Daniela Zeppilli et Gilles Martin en suivant le grand projet de l’IFREMER « Pourquoi pas les abysses ? ». De nouvelles photographies seront publiées tout au long de cette aventure qui se terminera par une grande exposition itinérante au départ de Brest vers la fin 2019.

L'ambitieux projet de l'IFREMER « Pourquoi pas les abysses ? » a pour objectif d’accélérer les connaissances sur la biodiversité des grands fonds. Il va permettre d'étudier à grande échelle la distribution de la biodiversité marine présente dans les fosses abyssales et de progresser dans l'identification de ces espèces méconnues. Ce projet scientifique est porté par un groupe d'une trentaine de chercheurs dont l'océanographe italienne Daniela Zeppilli. Mondialement reconnue elle maîtrise parfaitement la communication et la vulgarisation scientifique.

Le métabarcoding

Le metabarcoding et d’autres techniques moléculaires permettront de déceler des séquences génétiques d’espèces rares, d’obtenir des informations sur la fréquence et la datation d’évènements potentiels de radiation dans les grands fonds, l’évolution de grands règnes vivants et les mouvements ancestraux de faunes lors des grandes périodes géologiques.

Par ailleurs, ces techniques moléculaires pourront contribuer à répondre à la question sociétale de l’impact de l’exploitation minière sur la biodiversité des grands fonds en développant des méthodologies pour la définition des états initiaux, des impacts et des mesures de suivis à mettre en œuvre. Ces travaux s’appuieront notamment sur des études menées in situ lors de campagnes océanographiques dédiées aux grands fonds.

« On peut espérer, à partir d'un échantillon de sédiment du fond de la mer, de 4.000, 5.000, 8.000 mètres de profondeur, extraire l'ADN qu'il contient, et ensuite faire un inventaire des espèces présentes dans le milieu », explique Sophie Arnaud-Haond qui pilote ce projet avec Florence Pradillon.

Source du paragraphe "Le métabarcoding" : Pourquoi pas les abysses ? - Ifremer. Suivre le lien : <https://wwz.ifremer.fr/Recherche-Technologie/Projets-MERLIN-Pour-la-MER-Lancement-d-Initiatives-Nouvelles/Pourquoi-pas-les-abysses>

UN DÉFI PHOTOGRAPHIQUE

« L'IFREMER m'a contacté pour réaliser en exclusivité l'inventaire photographique de la méiofaune et de la macrofaune des abysses (polychètes, nématodes, crustacés, échinodermes, mollusques) prélevées au cours des différentes campagnes du bateau de recherche le Pourquoi pas ?

Dans le cahier des charges imposé par l'IFREMER les plus gros spécimens à photographier mesurent 3 cm et les plus petits quelques microns. C'est à Tours, dans mon studio que je réalise la plus grande partie des images avec mon propre matériel : un soufflet, un stéréomicroscope Zeiss et un microscope optique à fluorescence Zeiss. Pour compléter, je me déplace à l'IFREMER de Brest pour prendre des photographies au microscope électronique à balayage capable de grossissements très élevés pouvant aller jusqu'à 2 millions de fois.

En post production mes photographies seront valorisées par le travail d'une équipe de graphistes 3D qui vont animer toutes ces images pour la réalisation d'une exposition. »


Vue d'ensemble de la petite faune abyssale (nématodes, polychètes, ostracodes, copépodes, kinorhynches). Microscope optique. © Gilles Martin / Ifremer

LE « POURQUOI PAS ? »

Le Pourquoi Pas ? est un bateau de recherche océanographique nommé ainsi en hommage au commandant Charcot. Ce célèbre navigateur et océanographe français a réalisé toutes ses expéditions polaires à bord de quatre navires d’exploration du même nom. 
De nos jours, le Pourquoi Pas ? fait partie des navires hauturiers de la flotte de l’IFREMER. Il est en service depuis le 27 septembre 2005. 
D’une longueur de près de 110 m, ce navire permet de mener plusieurs types de missions telles que l’hydrographie, la cartographie ou le déploiement de sous-marins d’exploration comme le Nautile. La Marine Nationale dispose également de ce navire 150 jours par an.

LE NAUTILE

Conçu par l’IFREMER en 1984, le Nautile est un sous-marin qui peut plonger jusqu’à 6 000 m de profondeur. D’une forme sphérique, il peut accueillir trois personnes dans un espace de 5 m3. Le submersible peut supporter une plage de pression allant jusqu’à 900 bars. Grâce à sa résistance, il rend accessible 97% des fonds marins.
Le Nautile est muni de flashs, caméras, appareils photo et projecteurs pour les prises de vue de la méiofaune lors des expéditions. Il a effectué plus de 1 500 plongées dans le monde entier et a permis d’observer de célèbres épaves telles que le Titanic.

 

 

Photographie de Gilles Martin : Vers Nereididae (Polychaeta)

Vers Nereididae (Polychaeta).
© Gilles Martin / Ifremer

Photographie de Gilles Martin : Daniela Zeppilli, océanographe de l'IFREMER de Brest.

Daniela Zeppilli, océanographe de l'IFREMER de Brest.
© Gilles Martin / Ifremer

Photographie de Gilles Martin : Vers Polynoidae (Polychaeta).

Vers Polynoidae (Polychaeta).
© Gilles Martin / Ifremer

Photographie de Houria Arhab : Gilles Martin au travail avec son microscope Zeiss.

Gilles Martin au travail avec son microscope Zeiss.
© Houria Arhab

Photographie de Gilles Martin : Portrait d'un polychète.

Portrait d'un polychète.
©
 Gilles Martin / Ifremer

Photographie de Gilles Martin : Méiofaune des abysses.

Au microscope, la méiofaune révèle toute sa beauté.
© Gilles Martin / Ifremer